Akseli Gallen-Kallela : Une passion finlandaise

Le Musée d’Orsay poursuit sa politique d’expositions d’artistes étrangers méconnus en France, en présentant dans ses nouvelles salles, en ce début d’année, le Finlandais Akseli Gallen-Kallela, méconnu en nos contrées, sous le titre, une passion finlandaise.
Il est vrai qu’en son pays, il fut célébré, à la charnière des XIX° et XX° siècles, comme le peintre des paysages et des visages de la Finlande, celle de ses terres les plus reculées, les plus sauvages, les plus authentiques, là où la nation était en quête d’elle-même, de ses racines, de son identité, en cette époque où elle cherchait à affirmer son indépendance culturelle vis à vis de l’Empire russe, dont elle était encore, avant l’indépendance du 6 décembre1917, un territoire annexé sous le nom de Grand Duché.

Anne Herzog

REVOLUTION : GENERATION VOLCANO

Près de 140 ans après les héros de Jules Verne, la jeune artiste Anne Herzog est partie à la recherche du centre de la terre. Elle est allée sur leurs traces, sur le volcan islandais Snæfellsjökull. Elle a aussi exploré des volcans dans l’ Océan Indien et, récemment, dans les Caraïbes. C’est là le sujet de son exposition à la Maison Nordique de Reykjavik.

Anne Herzog travaille sur la question des origines de l’Univers, sur les paysages volcaniques, les sites sous tension, les îles entropiques, le Land Art et les effets papillon.

Événement au Palais de Tokyo le 12 octobre 2010

Le 12 octobre 2010, ARTnord a organisé un événement à la Librairie du Palais de Tokyo. Trois artistes norvégiens, présentés dans le n°10, étaient invités : le photographe Rune Guneriussen, qui signait une édition limitée d’une de ses photographies qui était proposée avec la revue. Jeune artiste montant, il a été invité à réaliser une grande installation aux Parc des Buttes Chaumont lors des Nuits blanches de 2009. Kurt Johannessen, l’un des plasticiens norvégiens les plus connus actuellement et dont une photographie orne la couverture de la revue, faisait une performance adaptée au lieu. Enfin, Terje Isungset, compositeur et musicien de renom, a donné un concert avec des instruments faits de matériaux naturels tels que de la pierre, du bois et de la corne.

Nordic Delight : le nouvel art suédois

En 1999, la critique Sara Arrhenius pointait dans l’essai Body Contact, hungering for the real l’appétit des artistes nordiques pour le réel. « Dix ans se sont écoulés, et la passion des années 1990 pour le réel est désormais concurrencée par la passion pour l’irréel », constate la commissaire d’exposition Sinziana Ravini, qui propose ici d’explorer cette nouvelle tendance à travers l’exemple de la Suède.

Kurt Johannessen

L’être humain a-t-il la capacité à se penser eau, roche ou encore air ? Oui, semble nous glisser Kurt Johannessen (né en 1960 en Norvège) à travers nombre de ses performances. S’intéressant aussi bien à la physique qu’aux mathématiques ou à la poésie, l’artiste use des uns et des autres à travers son corps même. Il apparaît souvent pieds nus, vêtu d’un seul costume noir et développant des gestes simples. Cependant, si la présentation est si épurée, c’est pour mieux faire ressortir ces gestes, déployés avec lenteur, précision et étrangeté. Comme un langage dont le sens nous échapperait, ces mouvements du corps nous ramènent à une physique du concret : l’espace qui nous sépare et nous relie, la sensation d’être touché, dans son corps et dans ses sentiments, le bien précieux d’exister.

Emeline Eudes